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Présidentielle Malienne : Voici Les Cinq Principaux Enjeux

Un rendez-vous historique !

Cette présidentielle malienne apparaît comme un rendez-vous historique ! Plus de 8 millions de Maliens à l’étranger comme dans le pays ont pris le chemin des 23 000 urnes. Ils doivent choisir leur président parmi les 24 personnalités qui se sont porté candidat pour remplacer Ibrahim Boubacar Keïta au Palais de Koulouba. Le média La Tribune Afrique a proposé une liste des cinq principaux enjeux du scrutin, sans prétendre à son exhaustivité.

Après la clôture de cette campagne électorale le 27 juillet à minuit, les candidats ont tu leurs promesses. Dimanche 29 juillet, de 8 h à 18 h, plus de 8 millions de Maliens se sont dirigés vers les urnes pour élire leur futur président, parmi 24 candidats. 6 000 observateurs nationaux et internationaux ont attentivement observé ce scrutin aux enjeux cruciaux pour cette « renaissance » très attendue du Mali, un pays ravagé par le terrorisme.

La sécurisation du pays !

Voilà le point phare de tous les programmes des candidats à cette élection. Évidemment, la sécurisation du Mali est un des enjeux principaux de cette présidentielle, si ce n’est le plus important ! La Minusma presque inactive, la Force Barkhane critiquée ou encore le G5 Sahel qui attend les financements remplacent l’armée malienne qui ne dispose pas des équipements nécessaire, de l’entraînement adéquat pour mener ce combat. Et il faudrait quelques années pour qu’elle soit remise à niveau.

Les rebelles ont la mainmise sur le nord et le centre du pays, si ce n’est la menace des djihadistes. Cela est la preuve évidente que l’Accord d’Alger signé en 2015, ne résout pas grand-chose. Les attentats n’ont épargné personne, même pas les armées chargées d’assurer la sécurité. Le prochain président du Mali aura la grande mission de réconcilier les fils du pays et de ramener la paix.

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La restauration de l’autorité de l’État !

L’administration malienne doit se réimplanter dans des zones où le contrôle de l’État est encore inexistant. Même si on l’a annoncé plusieurs fois, les fonctionnaires maliens ne sont pas repartis dans certaines, ou du moins très timidement, en raison du manque de sécurité.

Néanmoins, c’est de cette manière que l’État malien qui n’a pas le contrôle sur la totalité de son territoire de 1,2 million de kilomètres carrés, pourra restaurer son autorité. Et le fait que les élections locales n’aient pas pu être organisées dans certaines régions le montre bien. Les fonctionnaires (justice, police, gendarmerie, santé) qui exercent une autorité de fait contre l’arbitraire et soulagent les souffrances, doivent nécessairement retourner dans ces zones.

Économie et bonne gouvernance !

IBK est actuellement très critiqué en raison des scandales qui ont eu lieu sous son règne. Et ces affaires n’ont jamais donné lieu à des sanctions ou même à des procès. Les Maliens vivent une grande insécurité alimentaire et préfèrent quitter le pays en raison de la hausse du chômage et du coût de la vie qui ne cesse de grimper. L’État essaye avec beaucoup de mal d’arranger les choses en cherchant à faire venir des investisseurs. Mais ces derniers ne veulent pas envoyer leurs capitaux vers le Mali, parce qu’ayant peur d’une aggravation de la situation sécuritaire, politique et sociale.

On est presque sûr que le mandat du prochain président commencera avec une lutte farouche contre la corruption. En fait, le Mali occupe la 122e place sur 180 en termes d’indice de perception de la transparence, selon l’ONG Transparency International. La police, la douane et les hauts fonctionnaires sont impliqués dans cette pratique. Cela représente une mission de taille pour la transparence et la bonne gouvernance.

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Paix et réconciliation entre communautés ethniques !

On le savait déjà, les équilibres intercommunautaires sont très fragiles au Mali. Les abus de l’armée malienne sur des civils peuls en avril dernier n’en sont qu’un rappel. Cette erreur n’a fait qu’intensifier les tensions entre les communautaires qui se méfient les unes des autres. Cela, pourrait-il provoquer un conflit inter-ethniques ? Pas sûr !

Le Mali ne peut donc se permettre d’attiser davantage les tensions intercommunautaires dans ce climat très délicat. Les 300 personnes tuées dans des violences intercommunautaires depuis janvier 2018 sont une goutte d’eau de trop. L’État doit donc rapidement calmer les tensions entre les communautés et provoquer une réconciliation. C’est la seule solution pour faire renaître la paix et la sécurité dans le pays.

Test démocratique pour le Mali !

Cette 6e élection présidentielle apparaît comme un examen démocratique pour le Mali. L’objectif sera donc de voir si les clivages politiques et les contestations électorales n’auront pas raison de la démocratie obtenue de force en 1991 après une succession de régimes dictatoriaux. Cependant, on est sûr que les résultats de ces élections seront contestés.  Et pour cause, le fichier électoral faisait déjà l’objet de vives critiques, bien avant le lancement de la campagne.

On pourra revivre le même scénario des élections communales, mais cette fois-ci en plus violent. Tard, à la veille de l’ouverture des bureaux, le Premier ministre a tenu une réunion avec les opposants qui dénonçaient une « fraude scientifique », afin de les calmer. Il est peu évident que cela change les « anomalies » pointées à la proclamation des résultats le 3 août.

Source : Afrique.latribune.fr

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